L’important c’est le chemin

20160216_102427Salut Chloé. Ton livre m’a touché, m’a ému. Il y a les coups de gueule, les coups de blues. Il y a les pieds qu’on trempe dans l’eau fraîche, Il y a les larmes parce que parfois ça fait mal de se quitter. Il y a l’odeur de la tente qui sent bon et celle des chaussettes qui puent. Il y a toutes ces rencontres qui nourrissent. Il y a quelque chose dans ton livre d’humainement rassurant. Lire la suite

Le vieux qui lisait des romans d’Amour

20160125_135241Ce livre est un voyage dans le pays des rêves que procure la lecture de livres d’amour et c’est aussi un voyage au pays de ceux qui vivent dans la forêt d’Amazonie, les Shuars, qui furent appelés jivaros par les premiers envahisseurs espagnols. Terme dont la signification était sauvage ou barbare. Mais qui sont les sauvages, qui sont les barbares? Si vous ne le savez pas déjà vous le découvrirez dans le livre de Luis Sepulveda. Lire la suite

Que ressentez-vous si on vous parle de surpopulation?

20160116_121842Bonne année 2016 … Ah ah ah ah ah … l’année du singe … j’en pleure de rire. Le soleil s’est évaporé … n’est ce pas merveilleux de se sentir piégé. Franchement … se souhaiter quoi? Mieux que 2015! Facile.

L’important, c’est d’accueillir ce qui viendra, et d’être dans l’action juste. Lire la suite

Mes plus belles rentrées sont celles que je n’ai jamais faites

20150831_123127Dans le livre de Yan Lianke, les rats sont encore plus présent que les loups, presque autant que le soleil brûlant. Je crois que c’était dans la ville de Lanzhou dans la province du Gansu. À même le trottoir, un homme bleu gris vendait des pièges à rats. Leur fabrication artisanale consistait en un ressort courbé en U qui se tendait brusquement quand l’animal attrapait l’appât coincé en son milieu. Ce ressort détendu, fixé par une corde à un éclat de brique écarlate, déformait la mâchoire des rats en un sourire hystérique. Le vendeur qui balançait le cobaye vivant, piégé, sous mon nez, avait un rire de sadique confirmé. Lire la suite

Le sel de la terre

salgado3 20150830_104308Un film, un livre, un souffle d’air pour ce qu’il me reste à faire.

Si les photos New-yorkaises de Diane Arbus en 1966 ou celle de Raymond Depardon dans l’asile psychiatrique de San Clemente en 1977 m’ont beaucoup inspirées, (j’ai adoré, grâce à eux, faire des photos noir et blanc en Syrie ou en Palestine dans les années 85 ), c’est Sebastiâno Salgado qui m’a le plus touché. La folie noire ou blanche des hommes perdus sur la Terre Mère.

Hier, je regardais Le Sel de la Terre. Au milieu du film alors qu’il nous décrie ses photos de réfugiés, de mort et de bestialité humaine, il dit :

« Moi aussi j’étais en train de mourir. Mon médecin m’a dit que je n’avais rien, mais que j’avais vu trop de morts et que si je m’arrêtais pas de faire ce genre de photos, moi aussi j’allais mourir. » Lire la suite

Les aventures de Paul

20150816_080300Pour voyager au Québec vous pouvez commencer à naviguer dans l’univers de Michel Rabagliati et les aventures de Paul. J’en avais parlé il y a pas longtemps avec l’album de Paul à Québec. Ce livre de BD m’avait touché et dérangé car une grande partie de celui ci se déroule dans un centre de soins palliatifs. (Je travaille de temps en temps dans le centre de la Maison Mathieu Savoie Froment à Gatineau et depuis de départ de ma sœur fusionnelle en mai dernier, je comprends mieux la philosophie de Mamie Denise que vous retrouverez dans Paul dans le métro.) Lire la suite

Et toi, vis tu ta vraie vie?

20150804_105609Ce matin, sur un sentier de la Gatineau, j’ai croisé un ours noir. Il marchait devant moi, tranquille et décidé. Voir un animal sauvage fait ma journée. Comme je venais de terminer le livre de Mylène Paquette, Dépasser l’horizon, (il était dans mon sac à dos) je me suis mis à rêver. Et au même instant j’ai su avec certitude que ce que nous avons choisis était déjà en train de se réaliser. Lire la suite