L’un court, l’autre marche (première partie)

20160403_111817Jean Béliveau le Québecois, part un matin d’août 2000 à pieds de Montréal. Il y reviendra 11 ans plus tard en octobre 2011 après un tour du monde, toujours en marchant, soit 75 500 km et 64 pays parcourus.

Haruki Murakami le Japonais, court depuis 1982 en moyenne 10 km par jour à Cambridge en Nouvelle Angleterre et dans les pays où il a écrit ses livres, soit à la sortie de Autoportrait de l’auteur en coureur de fond en 2007 environ 71760 km.

À supposer que Haruki Murakami ai aussi couru en 2008, les deux hommes ont parcouru un peu près la même distance. Qu’elle est la motivation pour courir tous les jours un 10 km autour de chez soi ou pour marcher autour de la terre pendant 11 ans?

Pour Haruki, le célèbre et génial auteur de Kafka sur le rivage, Les amants du Spoutnik ou 1Q84…, c’est d’abord pour le plaisir et aussi pour garder la forme. Car être écrivain c’est un métier physique. Est-ce qu’il avait envie de courir tous les jours? Bien sûr que non.
« Chaque fois que je n’ai pas envie de courir, je me dis : Tu es capable de vivre une vie de romancier, de travailler chez toi et d’organiser ton emploi de temps tu n’as donc pas à changer plusieurs fois de train, à te retrouver dans des wagons bondés ou à devoir assister à des réunions ennuyeuses. Est-ce que tu te rends bien compte de la chance que tu as? (Je m’en rends compte.) En comparaison, courir une heure dans le voisinage, ce n’est rien, d’accord? »

Haruki

Alors Haruki raconte son premier marathon solitaire, d’Athènes jusqu’à … Marathon… justement. Dans la chaleur brûlante, une circulation folle, trois chiens et onze chats écrasés et l’envie d’une bière glacée. Il raconte certain des 33 marathons courus un peu partout dans le monde et de triathlon au Japon. Il parle aussi des qualités pour être un romancier.« La qualité la plus importante pour un romancier…? C’est tout à fait évident : le talent. » La deuxième qualité est la concentration et enfin arrive la persévérance. Je pense que cette dernière est très importante aussi pour sortir de chez soi chaque jours et de se mettre à courir pendant une heure. S’entraîner régulièrement demande de la volonté mais faire un marathon requiert de gérer et d’accepter la douleur. Si vous pensez qu’une course de fond se déroule sur un petit nuage, après la lecture de Autoportrait de l’auteur en coureur de fond vous aurez la certitude que la souffrance fait partie de l’expérience.
« Si la souffrance n’entrait pas en jeu, qui diable s’embêterait à participer à des disciplines telles que le triathlon ou le marathon, qui réclament autant de temps et d’énergie? Ce qui nous procurent le sentiment d’être véritablement vivant- ou du moins en partie- , c’est justement la souffrance, la souffrance que nous cherchons à dépasser. »

marathon

Et puis deux phrases du Japonais vieillissant

En vieillissant, on apprend à être heureux avec ce que l’on a. C’est l’un des bons côtés (un des rares) de l’avancée en âge.

Ainsi donc, l’âge ne change rien à l’affaire, et je fera sur moi-même des découvertes aussi longtemps que je vivrai. On a beau se poster nu devant un miroir aussi longtemps qu’on le souhaite, ce qui est à l’intérieur ne s’y reflète pas.

run

Comme je ne peux courir (pour l’instant) plus d’un kilomètre sans que mes genoux maganés ne se mettent à hurler et que je n’ai pas d’autre choix alors que de continuer en marchant (j’ai heureusement dans mon coffre à trésor deux solutions que je partagerais plus tard sur ce blog)… je vais parler du livre de Jean Béliveau…

beliveau

À suivre….

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