La source noire. (La clef d’Élisabeth Kubler Ross)

20150708_163534C’est l’histoire d’Élisabeth Kubler Ross que Patrice Van Eersel va nous raconter. Cette histoire contient la clef de la Source noire. Aujourd’hui le monde est sombre et il est en même temps plein d’espoir. Simplement parce que de plus en plus de gens sur la planète s’ouvre à la conscience. Que cette lecture adoucisse votre vie.

La lumière au fond du puits

Le chemin de vie d’Élisabeth Kubler est fascinant et il prend un tournant décisif lorsqu’à seize ans, elle dit non, sans l’ombre d’une hésitation, à son père qui lui annonce qu’elle commence à travailler pour lui, comme secrétaire, le lundi suivant. (Apprendre à dire NON et avoir un rêve (celui d’Élisabeth est de devenir médecin) ça aide pour créer sa vie). L’histoire se passe en Suisse en 1942. Mise à la porte, Élisabeth est embauchée par un ophtalmologiste et va rapidement découvrir, auprès des patients et de leurs familles :

Les cinq phases du deuil

Première phase. Le déni : le choc du verdict par le médecin. Refus , blocage.

Deuxième phase. La colère : le diagnostic est confirmé. Adrénaline, colère, à qui la faute…

Troisième phase. Le marchandage.

Quatrième phase. La dépression : Les bras tombent, les muscles se relâchent. Mutisme, dépression.

Cinquième phase. L’acceptation : La sérénité. Un incroyable tranquillité s’installe.

Élisabeth découvre qu’elle reçoit davantage d’eux qu’elle ne leur donne.

Élisabeth parcours ensuite l’Europe ravagée par la guerre. En Pologne, sur un champ de ruines, elle va être interpellée par trois questions essentielles.

– Qu’est-ce que la joie?

– Qu’est-ce que l’espoir?

– Qu’est-ce que la compassion?

En 1957 avec son diplôme de médecin, elle débarque aux États-Unis avec son mari le docteur Ross. Obtient celui de psychiatre en 1963. Dans les différents hôpitaux où elle va travailler, Élisabeth sera trop souvent confrontée à ses confrères en rage. La mort est un échec, un affront, on en parle pas. Les gens en fin de vie sont très sensibles à l’état affectif de ceux qui les entourent. Le psychiatre ou l’infirmière les mieux intentionnés du monde, mais qui n’auraient pas, spontanément, le cœur ouvert à leurs patients, seraient extrêmement mal partis pour les soigner. Avoir le cœur ouvert? Cela se dit aussi Aimer. Ce dont les hôpitaux modernes ont le plus besoin, dit Élisabeth, c’est d’Amour.

La Source noire parle ensuite des « chercheurs » autour du thème des NDE (near death experience) (Expérience de mort imminente). Raymond Moody qui prend des notes, enregistre des témoignages et écrit Life after Life en 1975. Michael Sabom, un cardiologue septique qui lui aussi entasse témoignages sur témoignages. Russel Noyes, un clinicien qui travaille sur la dépersonnalisation. Stanislas Grof, psychiatre Tchèque qui, pour intégrer un travail psychédélique, doit prendre lui-même cinq trips de LSD. Kenneth Ring poursuit ses recherches sur les NDE pendant des années et plus particulièrement sur le cinquième stade (L’entrée de la conscience dans cette invraisemblable « lumière » intérieure), Karlis Osis le parapsychologue. Platon, Proust, Rupert Sheldrake avec ses champs morphogéniques et même le grand Albert Einstein (E=mc2 m’est aussi connu qu’il m’est incompréhensible) sont invités au banquet. L’ultra-consience de Stanley Dean, la splendeur brahmanique ou la lumière ineffable selon Walt Whitman, l’éveil de la kundalini des yogis, un chaman Cherokee, la physique quantique saupoudrée d’émotion d’après David Bohm, bref, ça fait beaucoup de monde qui fourmille et d’idées qui s’éparpillent.

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La plupart de ces hommes (comme l’écrira Patrice) sont uniquement dans la recherche et dans le mental, avec heureusement, pour certain une approche philosophique. Plus aucune trace d’humanisme, juste des études cliniques. Bref, ça ne m’intéresse pas beaucoup, ça ne me touche pas. Bien que le récit de cette quête soit agréable et haletante à poursuivre, bien que les interrogations pour savoir si au moment de côtoyer la mort le corps fabrique un cocktail d’hormones, une super pilule d’LSD ou si les rescapés reviennent d’un royaume merveilleux bien réel où ne règne que l’amour infini, soient importantes, elles ne m’intéressent pas. J’imagine que la recherche en 2015 est encore plus capotée, plus délirante que dans les années 70. Vous pourrez lire aujourd’hui tout et n’importe quoi sur internet.

L’interview de Lilou Mace avec Anita Moorjani est simplement lumineux, fantastique, évident de simplicité et de vérité.

https://www.youtube.com/watch?v=6zgRXAv3acA

Son livre Dying to be me (Mourir pour vivre en français) est le plus beau des témoignages.

http://livre-et-liberte.com/2014/07/anita-moorjani-mourir-pour-vivre-ou-comment-vaincre-ses-peurs/

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Voici mes deux expériences bizarroïdes et importantes pour moi.

Je suis à Marseillan dans un centre nautique. J’ai une vingtaine d’années. Les pieds dans une flaque d’eau je passe la ponceuse sur la coque d’un voilier mit en cale sèche. Soudain je prends le courant. Mes muscles se tétanisent et je tombe raide comme un piquet, la machine restant collée dans mes deux mains serrées. Je ne ressens aucune douleur, aucune peur, juste un peu de nausée car j’ai la sensation de tomber dans un puits très sombre. Je sombre, et  puis le noir devient gris. L’espace est de plus en plus lumineux. Brusquement tout s’arrête et je me retrouve allongé dans l’humidité. Un des responsable du centre m’a vu tomber et a débranché rapidement la machine. Je reste sonné, et pendant quelques jours je vais essayer de dessiner la mort pour la représenter. Sans succès. Je n’ai pas peur de la mort. Elle est juste bien réelle. Et j’aime tellement la vie. Je suis juste curieux de savoir qu’elle était cette lumière qui s’intensifiait au fond de ce conduit sombre?

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Je suis en formation à Montréal. Dans le cours d’Hypnose Humaniste d’Olivier Lockert. C. est assise devant moi pour pratiquer un exercice du cours. Je laisse tomber mes notes au pieds de ma chaise. Je suis totalement connecté avec C. et elle commence à répondre à mes questions au moment ou je les formulent dans ma tête. Je vois ses symboles avant qu’elle ne me les donnent. J’ai complètement laissé tomber l’exercice que nous devions faire. Je me rappelle de l’induction humaniste… mes yeux plongent dans ceux de C.. Je suis dans la salle de cours, je suis à Montréal, je suis partout, je suis en moi, je suis en C.. Au dessus, à ma droite, il y a une porte ouverte. De l’ouverture de cette porte je vois une lumière brillante… réelle, tellement forte et scintillante. Je m’approche, je suis au seuil. Plus loin il n’y a rien, juste cette lumière. Je n’ai qu’un pas à faire pour entrer en elle. Mais c’est trop grand, trop d’Amour, trop d’inconnu et j’ai peur de m’y perdre, de ne pas revenir. Alors… je retourne dans la salle de cours. Je suis un peu déçu de n’avoir osé faire un pas de plus ce jour là. Est-ce que l’agonie de ma mort sera la dernière chance pour moi d’entrer dans cette lumière?

Un des points commun de ces deux histoires c’est l’émotion, celle que j’ai ressentis en les vivant et celle que je ressens en les racontant.

PS. Les cinq stades du profil type de la NDE d’après Ken Ring (travaux entre 1977 et 1979)

Premier stade : Sortie du corps dans l’obscurité. Paix, sérénité, bien être, légèreté.

Deuxième stade : Sortie du corps en autoscopie.

Troisième stade : Entrée dans l’obscurité. (tunnel ou spirale, étonnement de ne pas avoir peur, impression de grande vitesse.

Quatrième stade : Vision de la lumière. Paix grandissante à mesure qu’elle envahit tout.

Cinquième stade : Entré dans la lumière. Lumière d’or, jaillissant d’un « cristal d’Amour ».

Tout le problème tiendrait à la frayeur que finit par nous communiquer notre « propre nature ». Pourquoi? Sans doute parce qu’elle est trop grande, trop belle, trop douce, trop bonne… écrit Patrice Van Eersel.

La meilleure façon d’apprivoiser ses démons, c’est de les inviter à prendre le thé. Apprendre le détachement pour « bien » mourir. http://livre-et-liberte.com/2015/03/11377/#more-11377

Pour expliquer, tenter de comprendre, on a besoin de chiffres et de statistiques, mais j’ai envie de faire un raccourci rapide et peut être un peu facile à votre goût et revenir à ce que disait une femme au début de ce livre. Prends la vie, ta vie comme un livre, ouvre le au hasard et chaque fois que tu vois le mot Amour, prends le. Nous sommes tous unis dans le même bateau et c’est la rencontre avec l’autre qui nous fait grandir et évoluer. Choisissons de faire cette rencontre avec le cœur ou tout simplement avec… Amour.

« Pour ma part, je dirais que c’est une illusion assez grossière que de voir en chaque humain une réalité indépendante. À un certain niveau, nous relevons tous d’une seule et unique entité. L’oublier, c’est s’exposer à une sérieuse confusion de tous les sens, et donc à de graves périls » David Bohm.

http://olivier-lockert.com/2015/07/08/notre-conscience-cle-majeure-de-notre-vie/

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Ken Ring, pour continuer ces recherches, va revenir à l’essentiel. L’observation des experiencers du cinquième stade. Quel est le sens de leurs NDE? Ils ont subi une quadruple transformation : physique. émotionnelle, intellectuelle et spirituelle. Ring parle de mutants.

Quand, on retrouve enfin Élisabeth, j’ai des frissons de plaisir. L’auteur vient de nous parler de Kundalini, de réincarnation et des expériences de Robert Monroe dans son laboratoire pour faire sortir les gens de leurs corps et devenir des explorateurs. Élisabeth Kubler Ross rencontre Robert Monroe dans sa maison de campagne en Virginie et fait l’expérience de la Kundalini, atteint le cinquième stade. Sa vie va encore prendre un autre chemin. Elle va s’installer dans le sud de la Californie et ouvrir une maison au nom de Shanti Nilaya (Ultime maison de la paix en sanscrit).

C’est la négativité qui nous empêche de vivre avec amour et harmonie. Il faut que les émotions refoulées s’échappent de la prison de l’inconscient, afin que le flux vital puisse à nouveau circuler librement. Les émotions naturelles sont la peur, la colère, la jalousie, le chagrin et l’amour. (Amusant! C’est le thème du dessin animé Inside out des studios Pixar que j’ai vu hier soir avec Gaspar) L’agonie de la mort représente la dernière chance pour un individu de se débarrasser de la négativité dont il n’a su se défaire durant son existence, dit l’ange d’Élisabeth Kubler Ross.

Le voyage de la source noire est fini. Me reste l’envie d’en savoir plus sur la Kundalini et surtout de vivre ma vie, celle que je me choisis chaque matin.

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