La parabole du poirier

IMG_20150403_125713_1Certain d’entre nous, d’entre vous, vivent comme s’ils avaient à côté de chez eux dans un verger, un arbre, un poirier, très bel arbre d’ailleurs et face à cet arbre qui est fait pour donner des poires, depuis des années ils attendent des pommes. Ils attendent comme s’ils attendaient de leurs amis, de leurs frères, de leurs mères, de l’amour, de la reconnaissance.

Ils attendent ce que ces personnes ne peuvent pas leur donner, ou ils attendent de la vie que la vie soit ceci ou cela et ils attendent comme je disais, passif, face à cet arbre, en regardant, s’il ne va pas donner, cet arbre ce qu’il attendent. Alors à quoi bon attendre. Dans la nature, lorsqu’un sol est pauvre et qu’un arbre pousse, que les graines tombent au sol, si les graines restent sur le même sol que l’arbre originel, ces graines vont s’appauvrir, l’espèce va s’appauvrir, ou voir même disparaître.

La nature est suffisamment bien faite pour que des graines puissent aller ailleurs dans d’autre sol plus riche, plus généreux et donc les graines n’attendent pas, elles n’attendent pas que ce même sol qui a nourrit plus ou moins bien les arbres d’origines, les nourrissent à leur tour. Ces graines s’en vont ailleurs dans d’autres territoires, dans d’autres lieux, à d’autres endroits se nourrir d’autres choses, s’épanouir dans d’autres lieux. Êtres humains que nous sommes, nous attendons effectivement des arbres qui nous ont vus naître, du sol sur lequel nous avons poussé, la même chose que ce que nous aurions droit, ce qui serait obligatoire, ce que nous croyons que les autres devraient faire et nous restons passifs à attendre.

Nous pouvons être comme ces graines de la nature, active, pro active, aller chercher d’autres territoires, d’autres lieux qui vont nous nourrir, nous enrichir, et même, d’ailleurs nous pouvons faire une chose assez intéressante humainement, plus tard, lorsque dans un lieu lointain de nos origines, sur un sol riche en tant qu’arbre nous serons épanoui, nous pourrons peut être aller donner les fruits à ceux qui nous ont vu naître, de ce qui leur a manqué et avoir cette générosité humaine.

Donc je t’invite à partir des jours qui viennent de te poser la question de ce que tu attends et sache aussi que si tu attends d’un arbre ce qu’il ne peut te donner, tu seras sans cesse en train de regarder ce qu’il ne te donne pas. Tu verras au sol … rien … tu attendras des pommes d’un poirier et au sol tu auras toute une série de poires qui seront là en train de flétrir, de se décomposer que tu n’aurais jamais vu.

N’attends pas ce que la vie peut te donner, peut être, c’est elle qui t’attends et qui te donne tous les jours ce que toi, peut être, tu n’attends pas.

Régis Lamothe

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