Lettre à Lilou

20150127_100953Après avoir lu mon article sur les 4 accords Toltèque, Vincent m’avait conseillé de lire « Petit traité de vie intérieure » de Frédéric Lenoir. Alors que je cherchais celui ci dans les rayonnages de la bibliothèque de Hull, un trait de couleur mauve attirait mon attention. Sur l’épine était écrit le nom de Macé et le titre « Je n’ai pas de religion et ça me plaît ». Je le prenais sans réfléchir. Le livre de Lenoir étant sortit, je trouvais « l’Âme du monde » et s’en réfléchir, je le prenais.

Les livres viennent à moi d’une drôle de façon. Je n’ai rien d’autre à faire que les ouvrir. Si je n’ai jamais lu les livres de Frédéric Lenoir, je connaissais bien Lilou Macé par ces très nombreuses vidéos que je regarde depuis longtemps. Celle d’Anita Moorjani m’avais complètement retourné. Aussi bien par la présence de Lilou que par l’expérience de NDE d’Anita, par la connexion du cœur qui les unissaient et la vibration d’Amour que je recevais. « Dying to be me » est l’un des tout premier livre que j’ai présenté sur mon blog.

 »Comme par hasard » je découvrais que la préface du livre de Lilou était de Frédéric et que leur sujet était semblable.

Peut on avoir la foi sans avoir de religion?

Quelles sont les  »valeurs » universelles à mettre en avant pour un monde plus beau et plus doux pour nos enfants?

lilou Macé

 

Ton livre, Lilou écrit en 2014 entre le Québec, la Belgique, le Japon et la Californie est lumineux, rempli de reconnaissance, de gratitude, avec le mot merci à presque chaque page. Ce qui me touche et m’émeus chez toi c’est que tu es sur le chemin. Tu fais des expériences, tu observes, tu avances. Tu ne parles plus de religion mais de co-création. Plutôt que spiritualité, tu préfères le mot « conscient ». Il y a surtout aux travers des lignes une véritable énergie, une véritable euphorie. Le livre est frais, facile à lire et s’adresse à moi. Tu as raison Lilou, ni le temps, ni l’espace n’existe. Tu parles souvent de la force de la nature, de la puissance de l’intention et de la justesse de l’intuition. Ton parcours m’inspire pour faire un pas de plus sur mon propre chemin. Et ça me fais plaisir de savoir que tu as besoin de faire ce chemin avec moi, avec nous. Je sais que je suis fait d’ombre et de lumière. L’ombre, c’est les peurs. Je l’accueille et l’accepte puis je la laisse passer. J’apprends comme toi à suivre mon intuition, à laisser les choses se faire tout en étant dans l’action et je cherche les réponses à l’intérieur de moi. Tu me donnes du courage pour être moi-même et vivre ma vie. Pour apprendre à pardonner, À ME PARDONNER. Oui nous sommes capables de plus.

J’ai aimé le très beau poème de Brian Piergrossi (Love is the new religion)

Est-ce que les animaux nous aident à expérimenter l’amour inconditionnel et à guérir nos blessures, comme le dit Els Basten. J’ai l’impression que oui depuis que j’ai « gardé » Xochi pendant un mois.

Tu me donnes envie de m’offrir un massage shiatsu, de voyager au Japon et de lire les Dharma Comics de Leah Pearlman, d’exprimer mon bonheur.

Manifester son bonheur est un devoir : être ouvertement heureux donne aux autres la preuve que le bonheur est possible. Albert Jacquard

J’aime les paroles de ce chef algonquin, que tu as rencontré au Québec :

« Il faut savoir renaître tous les jours, pardonner, recevoir, être courageux et retrouver la paix en nous afin d’avancer pleinement dans la vie et trouver le bonheur en nous »

lilou

Clés de la cocréation active d’après Lilou :

– Suivre son intuition, son cœur, sa voix intérieure et ses premières impressions.

– Être authentique, vulnérable, intime avec soi-même et la vie.

– Être inconditionnel, c’est à dire se respecter et soutenir les autres sans raisons manipulatrices.

Quel est l’engagement que je vais poser aujourd’hui, quelle action vais-je enclencher?

Je prends pour moi ce dernier conseil :

« Oser être moi même et de prendre le temps de suivre mon intuition »

Je te souhaite, Lilou, tout l’amour et la joie qui m’a nourrit en voyageant avec toi. Avec le cœur, Merci à toi et au plaisir de cocréer ensemble.

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L’Âme du monde, de Frédéric Lenoir, raconte l’histoire de sept sages qui, écoutant leurs intuition, partent pour un monastère tibétain. Ils sont chacun d’une religion ou de spiritualité différente. Leur mission : transmettre à deux jeunes ados, l’essence de leurs traditions respectives. Leur enseignement ne portera pas sur des croyances, ni sur la théologie ou les rituels mais sur l’attitude juste à avoir en cette vie pour la réussir dans le sens le plus profond du terme. Pendant sept jours les sept sages, après cinq jours de méditation, vont offrir aux deux jeunes gens les sept clés de la sagesse.

  • Du sens de la vie
  • Du corps et de l’âme
  • De la vrai liberté
  • De l’amour
  • Des qualités à cultiver
  • De l’art de vivre
  • De l’acceptation de ce qui est

J’ai lu le livre de Frédéric un peu vite, car j’ai déjà entendu l’histoire de l’éléphant lors d’un cours de méditation Vipassana, celle du loup que tu nourris est collé sur mon frigidaire. J’ai lu celle du pêcheur qui se repose à l’ombre d’un palmier dans « la semaine quatre heures ». Le vieil homme devant les portes de Fez dans l’article « Arrosez les fleurs, pas les mauvaises herbes ».

Je reprend celle des aborigènes qui marchant dans un paysage aride, s’arrêtent parfois sans raison apparente et sans rien faire. L’ethnologue qui voyage avec eux leur en demande la raison.

« C’est très simple, nous attendons nos âmes qui parfois s’arrêtent en chemin pour regarder, ou sentir, ou écouter quelque chose qui échappe aux corps. Parce que les corps continuent de marcher et que les âmes s’arrêtent qu’il faut les attendre. »

Et celle qui parle d’humour :

Une mère qui sermonne son garçon :

« Écoute, si tu es sage, tu iras au ciel, et si tu n’es pas sage, tu iras en enfer »

Le garçon réfléchit quelques secondes :

« Et qu’est-ce que je dois faire pour aller cirque? »

Il y a un passage du livre que j’ai bien aimé. L’un des sages ne peut dormir. Il est agité car il vient de faire un enseignement sur la tolérance. Pourtant une petite voix lui dit que SA religion est la meilleure, l’unique. Il ne peut dormir pendant plusieurs nuits. La peur enveloppe son cœur. L’ombre et la haine le pousse, couteau tranchant dans sa main, à sortir de sa chambre pour aller tuer.

Écrit pendant l’hiver 2011-2012, un livre d’actualité pour repenser et réinventer TOUTES les religions.


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