Et si la liberté était là, maintenant

Thich Nhat Hanh

Thich Nhat Hanh

Pour bien finir l’année 2014, un livre qui parle de liberté.

La liberté c’est le bien le plus précieux. La liberté d’être moi et pas ce que vous voudriez que je sois, la liberté d’écrire et d’aller où je veux, même si je dois passer pour un déglingué, la liberté de croire en moi et en l’humanité qui est en moi, et non dans vos dieux, derrière qui c’est trop facile de se cacher pour détruire et tuer. La liberté de choisir le chemin qui fait vibrer mon cœur et non celui de la surconsommation qui dicte nos vies. La liberté c’est les choix que je fais quand la colère m’a quitté. La liberté c’est quand la révolte s’est apaisée et que je peux enfin vous parler… en toute amitié.

La liberté ça n’a rien à voir avec la vérité. Car si je peux m’offrir la liberté, la vérité n’a jamais existé. Désolé, et ne m’appelez pas si un jour vous croyez l’avoir approché. Ce que j’ai envie de partager c’est seulement une vibration, une minuscule portion d’émotion. La mienne. Si pendant une fraction de seconde nous pourrions être connecté, cela remplirait déjà ma journée.

S’il y a sur la terre des espaces de liberté vers lesquels je peux voyager, celui qui est au plus profond de moi est encore à explorer. L’énergie de la libération c’est la pleine conscience. Écrire c’est  prendre soin de ma colère et, d’après Thich Nhat Hanh, si j’en prends soin immédiatement et que je réussisse à l’apaiser, j’aurais beaucoup de bonheur dans ma vie et beaucoup de joie. Je peux commencer par prendre une ou deux respirations et faire chaque chose, marcher, faire la vaisselle ou être présent à l’autre en étant le plus conscient possible.

Pas de bonheur sans liberté, mais comment je fais, si celle-ci ne peut venir de l’extérieur? Respirer librement tient du miracle, se sentir en vie tient du miracle. Je suis vivant, je peux respirer en toute liberté. (La respiration est un pont entre le corps et l’esprit) Je suis conscient de mon inspiration, conscient de mon expiration. Marcher sur la terre, libérer du passé et du futur, est un miracle. Pour jouir des merveilles de la vie, je choisi d’être au présent.

 

Pour pratiquer la pleine conscience, Thich Nhat Hanh conseille de s’entourer d’amis qui sont sur le même chemin. Les gens qui nous entourent, ou les informations du monde, sont une nourriture. Observez les différents types de nourriture que vous ingérer. La colère et le désespoir sont des nourritures. La publicité et les pesticides sont des nourritures. À nous de choisir le meilleur pour notre corps et notre esprit.

Thich Nhat Hanh Propose ici un exercice de respiration. (un clic pour retrouver cet exercice dans l’article VIVRE EN PLEINE CONSCIENCE). Vous pouvez faire la même chose avec le sourire. Utilisez la puissance du sourire, de la compassion ou celle de prendre son temps pour manger, c’est faire des choix. Il y a plus de trois cents muscles sur notre visage. Et la colère provoque des tensions musculaires. (Pas seulement sur le visage bien sur)

thich

Voici cet exercice, résumé ici sous forme de poème :

Inspirant, je sais que j’inspire,

Expirant, je sais que j’expire,

Inspirant, je remarque que ma respiration se fait plus profonde,

Expirant, je remarque que ma respiration se ralentit,

Inspirant, je deviens calme,

Expirant, je me sens bien,

Inspirant, je souris,

Expirant, je lâche prise,

Inspirant, je demeure dans l’instant présent,

Expirant, j’en ressens tout l’aspect merveilleux.

sourire

6 réflexions au sujet de « Et si la liberté était là, maintenant »

  1. Nouchka

    Super ! Sûr que c’est un petit livre que je vous conseille de lire !
    Faire des petites actions du quotidien le plus consciemment possible … Oui, ça fait du bien !
    Se sentir libre là où l’on est….c’est bon !
    Je t’imagine bien, seul dans le désert des Aurès, à savourer ton orange en regardant le soleil couchant…
    Vive la liberté du voyage aussi !

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    1. Nouchka

      Merci Nouchka
      Le monde est rouge sang,
      Et il l’est pour longtemps…
      Écrivait Lavilliers
      Moi je parle d’une sanguine décrochée d’un oranger.
      C’est la nature qui va nous sauver.

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  2. Marjorie / Histoire à Vivre

    Merci pour ce bel article, Patrick.
    Mais dis-moi, n’était-ce point intuitif, cette notion de liberté, quelques jours avant le cataclysme qui vient de nous tomber dessus ?
    Rien n’arrive jamais pour rien. Peut-être est-ce le chaos, peut-être est-ce annonciateur d’un monde nouveau qu’il faut reconstruire. Mais en tout cas, il aura fallu cette tragédie pour unir la France entière, et une très grande partie du monde POUR la liberté.
    Amitié
    Marjorie

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    1. Nouchka

      Merci Marjorie
      Merci beaucoup pour ton commentaire. Il arrive pour moi au meilleur moment. C’est en chassant les peurs que nous pourrons communiquer, partager et enfin être libre. Du Québec je vous sens unis, plein de vie. Ce que nous vivons est universel et c’est aussi une chance. Allons nous la saisir ? Si tu savais comme je le souhaite. Amitiés

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    1. Patrick LP

      Merci Vincent. Alors j’ai réussi quelque chose qui me plait. L’avenir se construit sur les valeurs qui sont importantes pour nous , au delà de notre compréhension. Ces valeurs (cela peut être des sensations, des intuitions) sont là pour nous montrer notre propre chemin, notre aventure personnelle. Quand on est pas bien, que l’énergie circule n’importe comment. c’est pour moi le signe que je sort de mon chemin de vie. À presque 60 ans ((ne rigole pas 🙂 Moi même je n’arrive pas à y croire) je pense que l’avenir et tous les plans que je peux faire n’ont aucune importance. (De toute façon on fait le mieux qu’on peut et c’est déjà bien assez) Ce qui est important et réel pour moi, c’est le moment présent et comment (de quelle manière) je chemine sur ce chemin. Mon but, c’est d’être bien, maintenant, la finalité, je m’en fout.

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