Fille de flic en quête d’âme. Nathalie Ayotte

 

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Avant d’ouvrir les premières pages du livre de Nathalie Ayotte, je peux ressentir de l’émotion. Cela circule en moi comme une onde vivante. Est-ce parce que j’ai croisé Nathalie, samedi au marché Bye ou les quelques mots d’avertissement qu’elle m’a écrite en dédicace?
Ce livre commence par une question:
« Il paraît que l’on choisit nos parents avant de venir au monde. Alors, pourquoi choisir d’être issu de
parents disjonctés ?» Une phrase qui va rester tout au long de ma lecture. Je pense aux personnes qui
ont vécu, ou qui vivent dans la souffrance. Si l’on part de l’idée que c’est notre choix que de s’incarner
dans une famille à problèmes, dans un pays en guerre ou au milieu d’un ouragan… Quel est le sens de ce choix ? Y en a-t-il un? Le voyage d’Isabelle, fille de flic, va lui permettre de découvrir sa réelle raison d’être et ainsi de choisir le bonheur. Ce livre est un témoignage d’une personne qui, à force de volonté, a choisi de créer sa vie, de s’offrir la reconnaissance et la liberté. Une personne les deux pieds bien enracinés sur la Terre et le cœur dans les étoiles. Comme le dis une tante d’Isabelle «
Dédramatises! Si tu n’as pas de plaisir, choisis consciemment d’en avoir »
Encore une fois le bonheur est une question de choix.

Dans la première partie de Fille de flic, Isabelle raconte la violence familiale, l’incompréhension et l’impossibilité de communiquer ou d’être reconnue. Réaction allergique sévère à la naissance, le départ du père, les mots au vitriol, et puis ce noël, à 15 ans, dans une explosion démesurée d’agressivité et de rejet. Il y a la souffrance dans la vie d’Isabelle, il a aussi de l’humour dans le récit de Nathalie. « Il ne marchait même pas dans la tempête avec moi et maintenant il voulait danser sous la pluie »
Une sorte d’accalmie avec un voyage en Europe et un séjour en Californie, puis un job à Toronto.

Dans la deuxième partie, Isabelle est en quête d’âme. La mort de son père marque la fin d’un cycle. J’aime l’idée que l’âme intègre l’univers et ne meure jamais. Dans un passage émouvant, Isabelle trouve enfin son père, le vrai. Elle retrouve son amour inconditionnel qui est l’essence de chacun de nous. Après les années de souffrance il est devenu comme un allié, comme un protecteur. Isabelle continue les expériences, apprend à écouter son cœur. Elle fait des choix qui l’entraînent dans des situations difficiles. C’est le temps de l’apprentissage. Le temps des regrets de n’avoir pu dire toute la souffrance, le temps du pardon. Et celui, peut être le plus grand, de se pardonner à elle même.

Dans la troisième section, il n’y a plus d’Isabelle. C’est Nathalie qui reprend toute la place. Elle l’a dit dans la préface « c’est mon histoire ». L’écriture est magnifique, universelle et vivante. Il y a page 216, 3 lignes que j’aime beaucoup :
« J’ai fini de me casser la tête avec les comment? Ça suffit les réponses improvisées par les fameux pourquoi? Maintenant, j’écoute mon intuition, je visualise ce que je veux et je commence par la fin »
Et elle continue en écrivant, La création est l’oxygène qui nous tient en vie. Créer c’est être vivant, créer c’est être.

Vous allez aimer ce livre, car il est Québécois et Universel en même temps, il est fait de larmes et de rires, il est surtout rempli d’Amour et d’empathie, car Nathalie la Créatrice est enfin guérie et en paix.
Merci Nathalie d’avoir croisé ma route.

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